Douleurs articulaire et mode de vie

50% des français ont ou auront mal au dos dans l’année !

Chaque année, en France, près d’une personne sur deux a des douleurs au dos. Cela représente 110 000 arrêts de travail tous les ans !
Dans une vie, peu de personnes échappent au mal de dos ! Et pourtant il existe des solutions simples pour l’éviter, et même le soulager. Il est vrai qu’elles demandent un peu de persévérance. Mais les connaître et les appliquer en vaut la peine !

Sournois, le mal de dos survient à l’occasion d’une activité banale (comme se lever le matin, par exemple). Il suffit d’un mouvement habituel après un stress, une forte émotion ou une période de fatigue avancée pour que la douleur apparaisse.

Le mal de dos peut aussi être causé par une mauvaise position que l’on garde trop longtemps, situation que les conducteurs connaissent bien ! En attendant, c’est un mal lancinant que vous sentez régulièrement tout au long de la journée, notamment à chaque changement de position et qui a des conséquences sur :

  • votre capacité à marcher, soudain limitée ;
  • votre sommeil, interrompu par la douleur ;
  • vos réflexions, vos rêveries et par conséquent votre moral ;
  • votre vie professionnelle (arrêt de travail, perte de motivation pour travailler, etc.) ;
  • votre vie personnelle : les étagères du haut de la cuisine n’ont jamais paru aussi hautes, votre réveil aussi loin et même vos pantoufles, que vous attrapez avec peine, vous font grommeler.

Aucun diagnostic clair

Le comble dans cette histoire est que s’il est facile d’obtenir un mot de consolation de la voisine, du concierge ou de son collègue qui connaît bien le problème, le médecin lui, ne pourra pas établir de diagnostic clair.

Le médecin invoquera différentes causes possibles : l’arthrose, la fatigue, l’hérédité, une surcharge pondérale, le stress,… Toutes ces “causes” en réalité n’en sont pas.

Il faut aller chercher du côté de la mécanique du corps et de son fonctionnement général pour mieux comprendre pourquoi soudain notre dos semble nous trahir. S’il n’est pas évident d’établir un diagnostic, il est certain en revanche, qu’il y a une raison à la douleur.

    Le mal de dos vient d’une dégradation articulaire qui peut se traduire par trois niveaux de douleurs :
  • Une contracture d’origine musculaire qui vient, par exemple, d’une mauvaise position tenue trop longtemps. Avis aux accros de l’ordinateur, des jeux vidéos ou de la conduite !
  • Une douleur articulaire d’origine ligamentaire qui vient d’une forte tension musculaire déséquilibrant l’articulation entre deux vertèbres.
  • Une douleur radiculaire (racine du nerf). Lorsque les nerfs sont touchés, c’est la sciatique qui s’annonce. Attention ! Parfois, l’intervention chirurgicale s’impose !
  • L’idéal est de ne pas en arriver là. La chirurgie dans ce domaine reste aléatoire et douloureuse.

Est-ce le stress, Docteur ?

On le sait, dans nos sociétés sous pression, le stress est omniprésent. Il nous ronge de partout et on se dit qu’il pourrait bien être la cause de ce mal de dos qui surgit toujours au mauvais moment !

Il est vrai que le stress joue un rôle. Il peut limiter l’amplitude du diaphragme, ce muscle horizontal situé sous les poumons qui coupe le corps en deux. Il supporte les organes du dessous et soutient ceux du dessus. C’est le plus puissant muscle du corps humain !

Si le diaphragme se comprime et se bride à l’occasion d’un stress violent ou d’un éternuement brutal, c’est le lumbago assuré !

C’est pourquoi, pour éviter ce genre de situations, les exercices respiratoires tels que ceux que l’on fait dans le yoga ou en sophrologie sont tout indiqués.

Une crise de foie ?

Le stress, pour autant, n’est pas le seul à jouer sur le diaphragme.

Le foie, suspendu juste en dessous, joue un rôle majeur. Il est donc essentiel que ces deux organes fonctionnent ensemble en harmonie. En effet, un diaphragme sous tension comprime l’artère qui distribue le sang dans le ventre. Ainsi, le foie mal vascularisé fonctionne de moins en moins bien Il devient plus dense et tire de plus en plus sur le diaphragme. On entre ainsi dans un véritable cercle vicieux.

Un organe multifonctions !

Pour le bien des lombaires et, plus généralement pour se préserver de nombreuses pathologies, il faut donc prendre soin de son foie car c’est un véritable poids lourd de notre santé !
D’abord, parce qu’avec ses 2 kilos et demi, c’est un organe qui pèse dans l’organisme. Ensuite parce que c’est un hyperactif qui filtre à lui seul 600 litres de sang tous les jours ! Et dès qu’il est purifié, ce sang file irriguer le coeur et les poumons ! C’est dire l’importance de son rôle !
En plus, il est multifonction : outre son rôle de détoxifiant, il stocke aussi les nutriments produits par les protéines, fabrique le cholestérol (dont nous avons besoin !) et sécrète la bile, essentielle à la digestion.
C’est la raison pour laquelle prendre des médicaments à vie alors que ces derniers sont toujours toxiques pour le foie n’est pas une solution très heureuse. Comme toujours, à force de vouloir traiter les maladies séparément, on en crée d’autres sans même s’en rendre compte.
Qui, aujourd’hui, établit un lien entre la consommation de médicaments et sa lombalgie ?
Au contraire, c’est même le plus souvent une occasion de plus d’ingurgiter des remèdes chimiques qui ne règlent pas le problème et épuisent le foie.
Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses fonctions, le foie est un régulateur de sucre. Il stocke le glucose et régule son apport sanguin. En cas d’insuffisance hépatique ou d’excès de sucre, le sucre se transforme en graisse.
Cela peut donner la stéatose (le foie gras). L’étape suivante est la fibrose, puis la cirrhose et le cancer.
Ainsi, lorsqu’il fonctionne bien, le foie permet d’éviter le mal de dos, mais aussi le diabète tout en préservant un bon équilibre nerveux.
“Comment en prendre soin ?”, me direz-vous. C’est simple : éviter les excès de sucre, de toxiques, de sport et choisir une alimentation alcalinisante. C’est l’acidose entre autres choses qui épuise le foie et les tissus.

En résumé, je vous propose 10 conseils

  1. Eviter les toxiques
    L’alcool, le tabac, le thé, le café, le chocolat, les sodas (dont le coca-cola et assimilés) sont des toxiques filtrés par le foie. Pris en excès, ils jouent sur les fonctions hépatiques ainsi que sur les cellules nerveuses. L’organisme stimulé en permanence par ces drogues douces s’épuise et s’installe dans un cercle vicieux, c’est l’addiction !
    A cette liste, on peut ajouter les médicaments qui, pris trop souvent, finiront par jouer sur le foie. Toutefois, consultez votre médecin avant l’arrêt définitif de toute molécule, surtout si vous en prenez depuis longtemps !
  2. Eviter certaines associations d’aliments
    Certaines associations d’aliments conduisent le corps à produire des poisons : les toxines. Par exemple, mieux vaut éviter le café et le thé au lait ou encore l’association entre des aliments acides (tomates, yaourts, fromages blancs) et les aliments sucrés ou farineux (sucre, pain, pâtes, riz, céréales, etc.).
  3. Eviter les produits trop acidifiants
    On l’a vu, l’acidose est à la source de toutes les maladies graves. Elle atteint les tissus et les organes. Par ailleurs, ces aliments jouent sur la digestion en fatiguant les intestins. Enfin, ils n’aident pas le foie non plus ! Le parmesan, aliment acide par excellence, est donc à prendre avec très grande modération et, si les protéines animales sont nécessaires, il est bon d’en prendre des quantités régulières mais limitées : un oeuf par jour, deux morceaux de viande rouge par semaine, par exemple.
  4. Intégrer une proportion importante d’aliments alcalinisants.
    Vous les trouverez dans les fruits et légumes qu’il vaut mieux prendre frais et de saison. Insister sur les légumes n’est pas inutile, les prendre crus non plus ! Dans ce domaine, épinards et céleri sont des alliés sûrs. Mais la clé est surtout de varier les légumes pour profiter de toutes leurs qualités respectives.
  5. Respecter vos goûts pour éviter le sentiment de frustration
    A vouloir suivre un chemin trop parfait, on s’oublie parfois un peu. Pour que le changement de mode de vie fonctionne, il faut que vous puissiez le suivre. Tenez compte de votre nature, de vos faiblesses digestives et de vos goûts. Vous éviterez ainsi les fringales et les addictions de substitution !
  6. Pratiquer la mono-diète ou le jeûne
    Une mono-diète régulière (tous les mois par exemple) permet de nettoyer, voire de drainer l’organisme. Cela corrigera les petits excès. La mono-diète est le fait de ne consommer pendant une journée, qu’une catégorie d’aliments ou un aliment (des jus de légumes ou des pommes, par exemple).
  7. Pratiquer une activité sportive (ou physique) régulière
    Cela renforcera vos muscles et fera fonctionner tous les systèmes du corps. C’est bon pour le coeur, c’est utile pour le foie, c’est bien pour la digestion !
  8. Pratiquer des exercices de respiration et de relaxation pour soulager le diaphragme. Ainsi il restera souple et les organes qui lui sont liés aussi.
  9. Choisir un bon ostéopathe
  10. Cultiver la paix intérieure par l’apaisement des traumatismes (Prière, Méditation, EMDR...)